Saturday, 8 May 2010

My Manifesto.

Quelque chose que je ne peux presque pas expliquer m'est arrivé hier soir. C'est peut être parce que la première série d'examens est passée ou tout simplement parce que je me sentais particulièrement bien, en tout cas j'étais presque dans un état second. J'écoutais Ascend The Hill et alors j'ai eu soudainement envie de prendre la plume, d'écrire quelque chose à propos de ce en quoi je croyais. Comme une sorte de manifeste. Je suis persuadé que chaque chrétien a une façon de croire en Dieu différente. Nous ne sommes pas tous les mêmes, nous avons chacun une façon de vivre notre foi mais nous sommes unis dans la personne vers laquelle nous nous tournons. Voilà donc, j'ai sorti un assez long texte sur comment moi je vivais ma foi. Ca peut vous paraître inintéressant, voire même déplacé, certains y verrons même un truc "preachy" et peut être même que les autres chrétiens qui me lirons auront le sentiment que je ne n'en suis pas un. Je laisse dire, et c'est important pour moi je mettre des mots la dessus.


Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. Romains 8-38-39

Aujourd'hui le visage de la religion a beaucoup changé. Et en Europe, on compte de moins en moins de croyants, de vrais croyants. Et moi même lorsque je dis que je suis chrétien ce que l'on me sort c'est les clichés habituels. Et même d'autres chrétiens me disent parfois que j'ai beau me considérer comme tel, je n'en suis pas un car je ne vais pas quotidiennement aux célébrations. D'autres même, lorsque je dis que je vis une grande partie de ma foi à travers la musique et principalement avec les groupes de metal chrétiens, ont les cheveux qui se dressent sur la tête : des hommes tatoués qui crient dans des micros ne peuvent pas être chrétiens.
Je pense vraiment que ce qui compte avant tout c'est comment nous vivons la foi dans notre vie et non pas à travers la religion. Peut être il faudrait arrêter de juger tout le monde, de les faire rentrer dans des cases. Je vis ma vie pour moi, pour Dieu et par pour les autres et encore moins pour la religion.

Jésus (et la chrétienté) n'est pas une mode, il n'y a pas de dress code ni d'attitude prédéfinie. J'encourage cette génération qui a la foi de la vivre au delà de tous les jugements hypocrites.

Les chrétiens aujourd'hui sont bien loin de tous les clichés que la société a entretenu pendant des années et des années. Dieu nous a créé comme des individus à part entière et a placé ses espoirs en chacun de nous. Nous avons tous été critiqués pour nos imperfections et notre volonté d'être différents mais au delà de toutes nos différences nous marchons comme un seul, unis.


Une vision loin de la réalité.

Encore une fois, grâce aux médias tous puissants et leur influence, le fait d'être chrétien a toujours été vu comme quelque chose de fou. Et bien souvent lorsque les médias font un sujet sur les chrétiens, c'est pour exagérer les traits, pour démontrer que les personnes qui croient en Dieu sont quelque part assez détachées de la réalité. D'après eux, à partir du moment où tu es chrétien, tu es forcément une grenouille de bénitier et un gros malade de la bible. De la même façon, la foi dans son ensemble est constamment présentée comme quelque chose de mal qui n'apporte que des fléaux : fanatisme, attentats (oui les chrétiens fanatiques font également des attentas, il n'y a pas que chez les autres, ca sert à rien de se voiler la face), prises de position contre l'avortement, contre les homosexuels, et contre le sexe avant le mariage.
Et c'est bien là le problème : l'image d'être un croyant a été complètement enterrée sous cette masse de de stéréotypes et d'extrêmes.



Jesus is my Saviour, not my religion.

Soyons honnêtes, la religion quand on le dit comme ça, ca fait un peu peur. La religion est toujours attachée à des règles. Alors qu'à l'origine, ce n'est pas ce dont il est question. Il n'est pas question ici de règles, de privations mais de construire une relation avec Dieu. Le fait d'aller chaque dimanche, bien habillés à l'église, crier son amour pour Dieu devant des vieux en aube blanche ne fait pas de toi un meilleur chrétien. C'est une façon de vivre sa foi et elle est aussi respectable que la mienne, juste pousser ça à l'extrême je ne vois pas l'intérêt. Être chrétien ce n'est pas obéir à des règles ou faire à tout prix des bonnes actions, c'est avoir une relation privilégiée avec Dieu, et de savoir que quoi que l'on fasse, Jésus est prêt à nous pardonner et nous accueillir. La notion de Bien ou Mal est extrêmement subjective. Bien sûr certaines fois, ca tombe sous le sens mais faire des erreurs construit aussi l'être humain et c'est par des erreurs que l'on avance.



Voilà moi je suis très attaché à partager mon point de vue sur cette question, je voudrais que les gens se débarrassent de tous ces préjugés là dessus et qu'au lieu de rester dans l'ignorance qui d'une certaine façon les rend aveugles et incapables de comprendre ce qu'est vraiment la foi et ce que signifie être un croyant dans le société d'aujourd'hui, essayer de partager. Et c'est peut être aussi ma propre mission à moi, en tant que chrétien, d'expliquer mon point vue. Ce texte en est une première étape. Être chrétien pour moi c'est devenu finalement, en grande partie, partager un message de tolérance, de compréhension, d'aide et d'espoir. Il y a autant de comportements différents que d'hommes sur la terre et chacun a ses propres opinion, sa propre morale et des positions qui peuvent être différentes des nôtres.

Je voudrais faire comprendre que ma foi c'est plus qu'un simple religion. Et surtout, je voudrais mener cela à bien sans balancer des versets de la bible à tout va et gueuler "Tu as besoin de Jésus" comme certains le font. Tout ça parce que les opinions différentes, les idées lorsqu'elles sont proposées sans jugement font avancer tout le monde.
Personnellement je quitte tout ce brouhaha de la société sur ce point et j'ai décidé de vivre la vie pour laquelle j'ai été créé.

Tuesday, 13 April 2010

Circa Survive - Blue Sky Noise.

Ca y est, le quatrième opus du voyage de Circa Survice vient d'être disponible sur le net et bien entendu, j'ai pas pu résister à la tentation de le télécharger.


Après un album acclamé par la critique, On Letting Go qui racontait d'une manière très poétique les chemins de la pensée de Anthony Green, le chanteur du groupe, à travers la foi chrétienne pour finalement nous laisser sur de vives interrogation quant à l'existence de Dieu, le groupe sort une nouvelle histoire qui raconte une quatrième partie du voyage entrepris depuis 2005.
Pour garder une unité dans leur créations artistiques, le groupe a encore une fois fait appel au même dessinateur pour réaliser l'artwork du CD : Esao Andrews (je vous conseille vivement de faire un tour sur son blog, il regorge de dessins tous plus jolis les uns que les autres).



(il gère quand meme)


Voilà donc l'artwork, ô combien bizarre, chargé de poser une image et du visuel sur les 12 titres qui composent l'album. Ce nouveau chapitre révèle bien des surprises...

Je ne sais pas trop par où commencer. Depuis ce matin, je l'écoute en boucle et chaque écoute est juste transcendante. Autant tout de suite mettre les choses au clair : il arrive à la hauteur de On Letting Go mais ne le dépasse pas. Là où On Letting Go attisait la curiosité de l'auditeur, Blue Sky Noise n'a pas la même force d'attraction, mais il délivre une toute autre impression : une envie de voyage, de se laisser porter et de ressentir ; chose que je n'ai pas tout de suite ressentie avec On Letting Go (peut être un peu plus avec Juturna). Une autre petite faiblesse aussi sur le plan des paroles. On Letting Go nous avait laissé avec une puissante émotion, Anthony avait mis son coeur à nu et nous emportait sur ses propres chemins, ses frustrations, ses inquiétudes, le tout sur une toile de fond de foi chrétienne dont finalement il s'écarte, gagné par le doute. Blue Sky Noise, nous propose un tout autre thème de paroles, moins réfléchies diront certains. De mon côté, je ne pense pas qu'elles aient été écries à la va vite mais avec un autre stylo.

Mais loin de moi l'idée de pilonner cet album : les paroles sont toujours bien pensées. Plusieurs fois dans l'album, on est emballé par les rimes d'Anthony et l'entrelacement des mots qu'il maîtrise à la perfection (I Felt Free, Get Out, Dyed In The Wool).

Là ou ce nouvel opus m'a particulièrement touché c'est avec toutes les mélodies qui se croisent, les évolutions rythmiques, les intonations de voix. Des structures de chanson originales jalonnent le CD et franchement, la voix d'Anthony est encore plus superbe que sur les précédents. Il arrive aussi bien à faire ressentir une sorte de joie (Strange Terrain), mais sait aussi installer un mystère (Spirit of the Stairwell). Ce qui est vraiment surprenant se sont les changements de rythmes et de techniques vocales au fil des chansons et dans les chansons elles mêmes. On trouve aussi des riffs peut-être un peu plus rock (Get Out, Imaginary Enemy) qui sont les bienvenus.

Avec cet album, je crois sincèrement que Circa Survive a trouvé l'accord parfait entre les mélodies et le chant cristallin d'Anthony qui crie, s'égosille parfois même, soupire, murmure pour s'élever à la seconde d'après dans des aigus dont lui seul connait le secret. On embarque avec cet album dans une conception totalement différente de la musique post-hardcore, une conception différente du ressenti made in Circa Survive, le tout corroboré par un imaginaire que l'on peut presque toucher à chaque écoute. Peu de groupes peuvent prétendre à proposer une telle excursion musicale mais Circa Survive y parvient encore une fois mais cette fois ci prend un chemin bien différent que celui sur lequel Anthony Green nous avait emmené précédemment, une ballade sur un sentier plus tortueux, qui nous guide vers des endroits plus touffus et plus mystérieux encore.

Saturday, 3 April 2010

Une autre vision des choses.


A venir prochainement.
Stay connected.

If you could see like me you'd see you haven't won anything.

Après midi sympa avec Matt pour aller acheter des CD et grailler un subway (pas halal) et chopper de quoi faire des stickers même si on a complètement oublié. Bref, retour en RER et là.. VLADADAM.

On tombe dans une rame avec deux nanas qui entonnent des chants chrétiens avec des petites impros croustillantes. Matt passe en mode troll face et me regarde : "tu kiffes ? muhaha". Bon on s'installe mais elles ne s'arrêtent pas. Après 10 bonnes minutes de chants, une des deux nanas s'avance et commence une sorte d'homélie biblique, dans la rame.

Ma réaction ? Très surpris. Jamais j'aurais cru que c'était possible ce genre de situation. Bon et ce qu'elle disait n'était dénué de sens, pour moi qui suis chrétien et sensible à ce genre de choses : elle a parlé des valeurs chrétiennes, de comment Dieu nous voyait tous de la même façon, quelque soit l'endroit d'où l'on vient, de nos richesses. Centré sur la rédemption et la nécessité de se tourner vers Dieu, son discours a quand même pris un ton qui m'a vraiment gêné.

Que les choses soient claires, jamais je regretterai d'être chrétien. C'est quelque chose que j'ai choisi moi même, jamais sous la contrainte et c'est une des meilleurs choses qui me soient arrivées. Mais quand je suis témoin de ce genre de choses, dans le RER, il y a un moment où franchement, les limites sont franchies.

"With faith, some minds are sand, but I prefer concrete"

Je me mets à la place des autres voyageurs qui ne sont pas forcément chrétiens. Entendre pendant 20 minutes, une nana random hurler (littéralement) que Dieu était la seule échappatoire possible à l'enfer et que si l'on ne se confesse pas et que l'on ne recherche pas le pardon à tout prix de Jésus, nous serions à jamais damnés. Je veux dire, pour moi qui vit ma foi quotidiennement, Dieu fait en quelque sorte partie de mon existence parce que je l'ai choisi. Mais imposer ça, en criant, en humiliant ceux qui ne partagent pas ce point de vue, c'est déplorable.

Il ne faut pas oublier, que malgré tout ce qu'on peut entendre, la religion chrétienne est une des plus tolérantes aujourd'hui. Et que tu sois pratiquant à 100% ou simple croyant, tu fais partie de la grande famille des chrétiens. Je pense vraiment qu'elle a oublié ce détail lorsqu'elle a répété : "tu vas mourir, t'iras en enfer et t'y peux rien sauf si tu t'en remets à Dieu".

Alors moi, effectivement, quand je vois ça, je peux comprendre les réactions des gens ; de la moquerie, de la colère ou du mépris. Je ne vois vraiment pas ce qu'elle espérait de plus en arrivant comme une fleur, un samedi après midi, à 16h pour prêcher violemment la foi. C'est pas du tout la bonne façon de sensibiliser les gens à cette question, leur expliquer. Là, c'était juste du bourrinisme pur et simple : Bim dans ta gueule, crois en Jésus sinon t'es qu'une merde. C'est très raccourci mais en même temps c'est l'idée qu'elle a véhiculé que les gens retiendront.

Merci mademoiselle d'avoir, aujourd'hui, créé des anti-chrétiens et des hostiles à la réligion, lorsqu'ils voient comment certains vivent la foi.

Thursday, 1 April 2010

Damn, on était le 1er avril aujourd'hui. J'ai vraiment cru à leurs conneries sur France 2.

Raein - Ogni Nuovo Inizio / Nati Da Altri Padri.

http://www.neformat.com.ua/images/releases/Raein-OgniNuovoInizio.jpg

Je me suis finalement décidé à traduire les paroles de Ogni Nuovo Inizio de Raein. Voilà ce que ca donne. Le style se rapprochant plus de la prose poétique que de véritables paroles de chansons, le rendu, aussi bien en italien qu'en français est particulier ... ce qui fait le charme de l'album finalement.


"Savoir que notre vie en société s’épuise dans une fixation aléatoire et arbitraire d’objectifs constamment trahis et reniés me conduit à imaginer comment vivrions nous, nés d’autres pères, fils d’un autre temps, en ne pouvant jamais nous rencontrer. Si nous fixons les règles du jeu et décidons qui y participera, comment pouvons-nous accuser les autres d’impartialité ? S’il ne joue pas le jeu et ne respecte pas les règles, pourquoi moi-même devrais-je les respecter ?

Effacée la frontière et dépassée la ligne imaginaire : créer de l’espace pour élever le mur. Une brique après l’autre pour cacher l’horizon de la raison, pour encercler le mur sur notre peau, toujours de plus en plus profondément.

La distance diminue mais nous ne nous rencontrerons plus jamais, ainsi en a décidé celui qui dirige les fils du mur, grimace méprisante pour notre activité aveugle mais désormais, plus personne ne veut jouer à ce jeu et les règles sont bafouées : le mur est terminé et maintenant il doit être franchi.

Dans la nature du devenir, construire signifie traverser et traverser signifie se quitter. Je prends en photo les choses que je perds et je l’appelle « mémoire ». Pendant que le temps confond les parties, si l’un tente inlassablement de se détacher de lui-même, si l’autre est celui pour qui la nature est en train d’évoluer : quels bras resteront pour les accueillir? Qui pour s’opposer? Devant la mer, ouverte à tout nouveau début, je pense si fort pour que tout le monde puisse entendre.

Nous ne savons pas danser, juste faire quelques pas pour ne jamais nous rencontrer, nous prendre par la main, comme des danses en plastique, des pas en papier jaunis par le temps. Et nous ne savons pas danser, nous savons aller au fond des choses, regarder en arrière et fermer les yeux.

Finalement, nous n’avons jamais été capables de choisir ; de regretter, nous l’avons été encore et encore."

Tuesday, 23 March 2010

Clean.Head

Ahoy, en parcourant pas mal de sites, j'ai finalement trouvé quelques trucs sur Oceana (à croire que mon blog leur est dédié, c'est dingue). Enfin bref, leur nouvel EP, c'est pour bientôt : le 4 mai.

Il s'intitulera : Clean.Head et s'inscrit dans la suite logique de Birth.Eater. A noter que ces B-Sides n'ont pas été enregistrées en même temps que le CD. Il s'agit donc des nouveaux membres qui jouent dessus (principalement le nouveau bassiste).


Ce nouvel EP consistera en 4 nouvelles chansons : Blue / Barracuda, Capital of the World / Wool God / Joy. Il sortira sur Rise Records et sur le label Distort (Architects, Alexisonfire, a textbook tragedy, ...). Le groupe a d'ores et déjà annoncé qu'il n'y aura pas de "screaming" sur cet EP.



Je ne vous fait pas languir d'avantage : il y a moyen d'écouter un sampler de cet EP sur Distort News (à la toute fin du sampler). Ca sonne beaucoup comme As Cities Burn. On verra bien ce que ça donne, c'est difficile de se faire une idée comme ça sur 30 secondes. En tout cas j'attends ça avec impatience.

... et après la sortie de l'EP, ils repartent pour leur première grande tournée depuis leur reformation avec Oh, Sleeper.