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Monday, 12 July 2010

Devil Sold His Soul - Blessed & Cursed.



Only a few bands have this ability to make you feel the music they produce and play. Not just hearing and listening to sounds and tracks of an album through iTunes but really make you feel the music, with all your senses. Yeah that's pretty much it : this last effort of the British band Devil Sold His Soul is a record you can touch, taste, hear, smell and see. The 10 tracks off the record are all beautiful that you feel like you can enter musicians' mind by means of the "play" button on your disk drive.

There is that irresistible and compelling sense of dommed fatality in their music, like everything is coming to an end in grand heroic sound, like it was the last fight you lead in your life to take a stand. Everything matches everything throughout all the record with a stunning voice, illustrating the last emotions, what you cherish the most during the moments of darkness and hopelessness. But this is only one side of the two-faced record. As it bears the title 'Blessed and Cursed', there's also a bright side, something more shiny like crystal. You enter the world of DSHS with the track called 'Tides' which comes to wash your brain and senses to brace yourselves for the journey to come. It travels you to astmospheric places where you're surrounded by strange but crystal-clear melodies that leave you vunerable.

This is how begins the blessed trip which grows more and more on each song. Everything is running towards something you can touch, like spectral material as you're flowing effortlessly as a conqueror to the next songs. The journey is 1 hour long but you feel like it only lasts a second, leaving you with this devouring passion and a consuming need of more. The thing is that you're hardly breathing during the listening of the record as you don't want to disturb your senses to feel the music. The sound is a convergence of dark and light with countless different shades in between, everything corroborated by a formidable sound.



This band is properly stunning, crossing the frontiers of imagination. It is both devilish and angelic, like a bright divine picture with horns and a malicious glance. The band has progressed and their sense of melody has taken a brighter turn. It's different, but it's a nice break from the constant dark feel. But even as hopeful these songs sound, there's still an underlying feeling of despair. Sometimes you feel safe, with the warmth of some songs but, on the other hand, maybe you can experience fear during cold parts of some songs and that's exactly what is magnificent. If you're glorious enough to dare going on this trip, you'll come back changed for a long time. Look at your stuff in your own room : objects, papers, furniture, clothes, books ... And you'll see them eating you, trying to come into your mind. This the time : everything is made of textures you're now sensitive to.

It has this wonderful granite-like force that strikes you with violence. But you can't feel no pain. The paradox of this album reigns in it. It's blessed and cursed. YOU are blessed and cursed. And above all, as much as you are BLESSED, you are CURSED as well.

If you don't feel very confident to go on this hazardous journey where everything is changed, where what was up is now down, you may want to have a beacon in the ocean of sounds that opens before your scary eyes, like a port casting light in the storm. Don't be afraid , here is a preview of what you can here : this is the third song of the record called "Callous Heart". But don't think that you can feel the electricity of the record with only one song : this album is a whole, nothing like 10 unlinked tracks. Will you be brave? Will you cast-off the moorings?

If you're still not convinced by the almighty of the band, you can still check out the song called Clouds off the very first EP that you can find on the right collumn in the "REMAINS." section.

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So you think you're ready? All set? BY ALL MEANS, CAPTAIN! So, cling onto your armchair, open your eyes and free your mind, here is the blessing and the curse. You want to understand better the sirens' chant? Here are the lyrics.


PS : Yeah, I'm finished with french on this website I guess. I'll write down things in english so everybody will be able to read. Sorry Molière.

Tuesday, 13 April 2010

Circa Survive - Blue Sky Noise.

Ca y est, le quatrième opus du voyage de Circa Survice vient d'être disponible sur le net et bien entendu, j'ai pas pu résister à la tentation de le télécharger.


Après un album acclamé par la critique, On Letting Go qui racontait d'une manière très poétique les chemins de la pensée de Anthony Green, le chanteur du groupe, à travers la foi chrétienne pour finalement nous laisser sur de vives interrogation quant à l'existence de Dieu, le groupe sort une nouvelle histoire qui raconte une quatrième partie du voyage entrepris depuis 2005.
Pour garder une unité dans leur créations artistiques, le groupe a encore une fois fait appel au même dessinateur pour réaliser l'artwork du CD : Esao Andrews (je vous conseille vivement de faire un tour sur son blog, il regorge de dessins tous plus jolis les uns que les autres).



(il gère quand meme)


Voilà donc l'artwork, ô combien bizarre, chargé de poser une image et du visuel sur les 12 titres qui composent l'album. Ce nouveau chapitre révèle bien des surprises...

Je ne sais pas trop par où commencer. Depuis ce matin, je l'écoute en boucle et chaque écoute est juste transcendante. Autant tout de suite mettre les choses au clair : il arrive à la hauteur de On Letting Go mais ne le dépasse pas. Là où On Letting Go attisait la curiosité de l'auditeur, Blue Sky Noise n'a pas la même force d'attraction, mais il délivre une toute autre impression : une envie de voyage, de se laisser porter et de ressentir ; chose que je n'ai pas tout de suite ressentie avec On Letting Go (peut être un peu plus avec Juturna). Une autre petite faiblesse aussi sur le plan des paroles. On Letting Go nous avait laissé avec une puissante émotion, Anthony avait mis son coeur à nu et nous emportait sur ses propres chemins, ses frustrations, ses inquiétudes, le tout sur une toile de fond de foi chrétienne dont finalement il s'écarte, gagné par le doute. Blue Sky Noise, nous propose un tout autre thème de paroles, moins réfléchies diront certains. De mon côté, je ne pense pas qu'elles aient été écries à la va vite mais avec un autre stylo.

Mais loin de moi l'idée de pilonner cet album : les paroles sont toujours bien pensées. Plusieurs fois dans l'album, on est emballé par les rimes d'Anthony et l'entrelacement des mots qu'il maîtrise à la perfection (I Felt Free, Get Out, Dyed In The Wool).

Là ou ce nouvel opus m'a particulièrement touché c'est avec toutes les mélodies qui se croisent, les évolutions rythmiques, les intonations de voix. Des structures de chanson originales jalonnent le CD et franchement, la voix d'Anthony est encore plus superbe que sur les précédents. Il arrive aussi bien à faire ressentir une sorte de joie (Strange Terrain), mais sait aussi installer un mystère (Spirit of the Stairwell). Ce qui est vraiment surprenant se sont les changements de rythmes et de techniques vocales au fil des chansons et dans les chansons elles mêmes. On trouve aussi des riffs peut-être un peu plus rock (Get Out, Imaginary Enemy) qui sont les bienvenus.

Avec cet album, je crois sincèrement que Circa Survive a trouvé l'accord parfait entre les mélodies et le chant cristallin d'Anthony qui crie, s'égosille parfois même, soupire, murmure pour s'élever à la seconde d'après dans des aigus dont lui seul connait le secret. On embarque avec cet album dans une conception totalement différente de la musique post-hardcore, une conception différente du ressenti made in Circa Survive, le tout corroboré par un imaginaire que l'on peut presque toucher à chaque écoute. Peu de groupes peuvent prétendre à proposer une telle excursion musicale mais Circa Survive y parvient encore une fois mais cette fois ci prend un chemin bien différent que celui sur lequel Anthony Green nous avait emmené précédemment, une ballade sur un sentier plus tortueux, qui nous guide vers des endroits plus touffus et plus mystérieux encore.

Saturday, 20 February 2010

Oceana - Birth.Eater.

(Chose promise, chose due : voila ma "review" de Birth.Eater fait il y a pas mal de temps maintenant mais que je me devais de poster ici. L'EP des B sides devrait sortir dans pas longtemps maintenant qu'Oceana se sont reformés.)



Oceana est un superbe groupe de post-hardcore. Après avoir sorti un album quasiment fondateur d’un style nouveau (du moins qui a influence pléthore de nouveaux groupes), ils décident, avec l’arrivée de leur nouveau chanteur, de s’aventurer vers un nouveau style beaucoup plus mélancolique et sinistre que le précédent (qui était axé vers des mélodies cinglantes).




Le concept de l’album est lui aussi d’une noirceur rare, le chanteur enchaînant une dizaine de chansons sur le thème de l’avortement, lui-même ayant failli ne jamais exister ni voir le jour(sa mère selon la rumeur, n’aurait jamais voulu de son fils mais au dernier moment, s'est décidée à garder l’enfant). C’est de cette noirceur que l’album tire son nom : Birth.Eater.

Le CD dans son concept met en scène plusieurs personnages ou allégories et personnifications (ce qui rajoute au côté mystérieux de l’ensemble du CD) : on a bien entendu "Mother", “"Birth" (la naissance qui est personnifiée), "Eater" (une autre allégorie de ce qui pourrait être le processus d’interruption de la grossesse), "Breather" (personnage extrêmement mystérieux, si bien qu’il est difficile de savoir qui se cache derrière cette dénomination, on pourrait penser qu’il s’agit du père de l’enfant), "Devil" (la tentation) et bien entendu "Child". Tous ces personnages se confrontent au cours de l’album.


L’enfant se considère lui même comme complètement abandonné et se révèle être fataliste et défaitiste. Sachant qu’il va mourir avant de n’avoir jamais, à proprement parler, existé, il ne ressent aucun amour pour sa mère.

"I grew right next to your heart. I should have grabbed it and pulled it down"
- The Abortion Plan.


“My mother didn’t want me. My whole life I’ve been starving. 9 months to grow inside of you my life is as fresh as a mind of an infant.”
- The Abortion Plan


“I am nothing and I mean it.”
- BOA


La mère quant à elle pense qu’elle fait le bon choix. Elle va même jusqu’à considérer son enfant comme le diable en personne, le considérant ainsi comme la Tentation elle-même (la rumeur dit que le chanteur serait littéralement un enfant né après une "erreur de soirée" pour parler crument). Elle ne veut même pas sentir que cet enfant lui appartient. Le père quant à lui est, comme je l’ai mentionné, très absent dans les paroles. On pourrait alors penser que la mère n’a jamais revu le père.

“I keep the devil inside I grow him in me.”
- The Family Disease


“Something didn’t want you live with me, my body accepted you, you don’t belong to me.”
- Dead Speaker


On peut alors entrevoir l'expression de la foi chrétienne des membres du groupe avec un tel ensemble de paroles : le chanteur s’en remet à Dieu, celui qui l'a sauvé en ravivant la flamme maternelle de sa mère(dans les "thank you’s" du groupe sur leur CD, Brennan, le chanteur écrit même : "I’d like to thank God for accepting me after this record.").


Finalement c’est un album dans lequel on a du mal à renter, et c’est également le but recherché par Oceana. Mais lorsque l’on commence à s’immerger dans tout le concept et ressentir les chansons avec le chanteur, c’est gratifiant et franchement décoiffant.
Le style est encore une fois franchement nouveau et s’écarte totalement de ce que l’on pourrait connoter de "scene" ou autre chose dans ce style. L’album est très humble. On sent une très grande sincérité dans tout le travail.
Oceana ont splitté quelques mois après la sortie de cet album pensant que le changement de style par rapport à leur premier album était trop important. D'ailleurs beaucoup de fans du premier album ont eu beaucoup de mal à accepter ce deuxième opus. C’est sûr, c’est un album très personnel mais tout le mystère qui plane autour du concept permet à n’importe quel auditeur d’interpréter à sa façon les paroles.

Finalement après plusieurs mois d'incertitudes, de rumeurs, Oceana ont repris du service, portés par un public qui finalement, après avoir eu du mal a accepter Birth.Eater, l'a acclamé, ce qui montre bien la complexité du CD. Le cachet de Birth.Eater restera gravé dans le genre comme un des albums les plus avancés. Avec leur reformation, Oceana ont finalement sorti le clip de The Family Disease, enregistré à la sortie du CD.